| Les
Eglises de Marseille
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Vous
êtes passionnés d'histoire, d'architecture ou de mobiliers religieux
alors n'hésitez pas à visiter les différentes cathédrales,
basiliques et églises que compte la ville de Marseille. Construits
entre le V ème siècle et le XIX ème siècle, de style
Roman Provençal, Byzantin, Roman-Byzantin (combinaison architecturale originale),
gothique, Baroque-romain... , ces édifices combleront votre curiosité
! Etant donné
qu'il existe un grand nombre de lieux de culte à Marseille et que tous
ne sont pas ouverts au tourisme, je vous propose un circuit unique d'une durée
de 2 h (57 €) axé autour des 4 monuments incontournables accessibles
à la visite : la basilique Notre Dame de la Garde, l'Abbaye Saint Victor,
la vieille Charité et la Cathédrale La Major. A
noter que ce circuit vous permettra d'admirer également l'architecture
extérieure (uniquement) de l'église Saint Laurent, l'église
du calvaire, l'église des augustins, Notre Dame du Mont et l'église
des réformés. *
voir les tarifs et conditions |
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Basilique
Notre Dame de la GardePerchée
sur une colline, c'est le point culminant de la ville (154 m). Elle offre donc
un point de vue unique sur la ville. La
basilique Notre-Dame-de-la-Garde (XIXe siècle) surplombe le Vieux-Port de Marseille.
Construite par ESPERANDIEU entre 1853 et 1864 dans le style romano-byzantin, elle
remplace une chapelle qui datait de 1214. Plus tard, en 1524, elle sera fortifiée
par François 1er. | | 
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La combinaison des styles Roman et Byzantin surprend
le visiteur et fait le charme de la basilique. Il se caractérise par la
construction systématique des lignes de l'édifice par alternance de pierre claires
et de pierres sombres, des coupoles d'aspect proche de celui des églises byzantines,
une voûte romaine et une riche décoration intérieure de marbre et de mosaïques
apparentée à la polychromie byzantine. Le
clocher, haut de 46 mètres, est surmonté d'une statue dorée
à la feuille d'or, surnommée affectueusement "la bonne mère".
Haute de 11,20 mètres, elle est considérée comme le plus grand objet au monde
réalisé en cuivre galvanique. Le parvis
de la basilique quant à lui, est établi à l'emplacement d'un
ancien fortin bâti en 1526 sur l'ordre de François 1er à la
suite du siège de Charles Quint. De cette esplanade, on découvre
le plus beau point de vue de Marseille. | |
Abbaye
Saint VictorLes premiers chrétiens
étaient enterrés dans ce lieu jusqu'à que soit promulgué
l'édit de Milan, par lequel en 313, l'empereur Constantin autorisait la
liberté du culte. Cette
abbaye fut construite au V ème siècle sur la tombe de Saint Victor,
un officier romain qui, ayant refusé de sacrifier aux Dieux païens
et ayant contribué à propager la foi chrétienne, subi le
martyre vers la fin du II ème siècle. |
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C'est l'évêque de Marseille "Procule"
(381-418) chargea le moine Jean Cassien de fonder le monastère de Saint
Victor où il mourût en 433. C'est
alors la plus puissante abbaye de la chrétienté du bassin méditerranéen,
son influence s'étendait de la Catalogne à l'Italie. Deux papes,
qui siégèrent à Avignon, furent d'ailleurs d'anciens abbés
de Saint Victor, Urbain V et Clément VII. L'abbaye
de Saint Victor abritait les sarcophages des St innocents, des fragments de la
Croix de Saint André, des vêtements de la vierge et de Sainte Madeleine.
Rasée par les sarrasins en 923, l'église fut reconstruite par les
bénédictins. De l'église consacrée en 1040, il reste
le mur latéral nord. | |
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Situé au coeur du quartier
populaire du "Panier", c'est une réalisation de Pierre PUGET.
Le 14 août 1640 fut posée la première pierre de ce qui allait
être l'hospice général de Notre Dame de la Charité
abritant les vagabonds et les orphelins.
Elle
commença a tomber en ruine après la révolution. Aujourd'hui,
elle est entièrement rénovée et abrite un musée et
des expositions à thèmes. | |
Cathédrale
La Major | | 
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Imposant édifice, elle fut bâtie entre
1852 et 1893 dans le style Byzantin par Léon VAUDOYER qui en dressa les
plans, H. ESPERANDIEU qui éleva les dômes et H. REVOIL qui réalisa
la décoration. Sur la flan droit
du vaste édifice subsiste l'ancienne cathédrale de La Major, construite
au XII ème siècle sur l'emplacement du temple de Diane la Grande.
Très grande lors de sa construction, puisqu'elle s'étendait jusqu'au
bord de la falaise qui domine la mer, en 1852 sa destruction fut décidée.
Mais sous la pression de l'opinion du peuple, elle fut sauvée de la destruction. |
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La
Cour des Accoules, Chapelle et clocher du calvaire La
Cour des Accoules offre un curieux décor religieux. A
droite, la chapelle du calvaire en rotonde avec coupole du début du XIX
ème siècle. Au fond, des cryptes où se voient des groupes
de la passion, s'ouvrent sur un amas de faux rochers creusés d'une grotte
de Lourdes, d'une grotte de sainte Madeleine et surmontés d'un calvaire.
Au dessus se dresse la clocher des Accoules du XIV ème siècle. Seule
reste une église détruite sous la révolution et dont la base
est celle de la tour Sauveterre (X ème s.) |
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Église
Saint Laurent Située
à l'extrémité de la butte Saint-Laurent, à l'emplacement
d'un temple païen. Les massalistes
édifièrent un temple à Apollon sur cette butte, qui servait
à le défense de leur cité. C'est en ce point que les légions
romaines s'établirent lorsque César eut réduit Massilia.
En 850, l'évêque Babon, fît construire un ensemble défensif
dans lequel les habitants cherchaient refuge en cas de danger. C'est alors que
fut construite l'église Saint Laurent. De
pur style Roman provençal, Saint Laurent était l'église des
marins et des pêcheurs. Elle était connue pour les traditions qui
lui étaient attachées. Messes particulières pour les marins,
offrandes de poissons ... |
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Église
des Carmes Eglise Notre-Dame
du Mont Carmel, 1620, a été reconstruite dans le second quart du 17ème siècle.
Son beau portail baroque à bossages du milieu du 17ème siècle a conservé sa statuaire
d'origine, est enchâssé dans une façade de ciment du 19ème siècle. L'église
a été amputée d'un tiers environ de sa longueur en 1898 lorsque fut démoli le
dôme du chœur, édifié deux siècles plus tôt et qui menaçait ruine. Elle a fait
l'objet, sous le second Empire, d'un étonnant rhabillage saint-sulpicien à l'initiative
du curé Décanis, qui y accumula plus de trois cents statues. |
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Église
Saint Cannat dite des PrêcheursDe
l'ancien couvent des Dominicains ou frères prêcheurs, construite
au XVI ème siècle, il ne reste plus que l'église qui devint
en 1803 une église paroissiale sous le nom de Saint Cannat. L'église du
couvent des Prêcheurs reste, en dépit de ses mutilations, le meilleur exemple
marseillais des sanctuaires que les communautés religieuses masculines des Temps
modernes s'efforçaient de construire dans les villes. |
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Église
Saint Théodore | |
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Église
Saint Vincent de Paul dite des RéformésBâtie
à l'emplacement d'un couvent d'augustins réformés. De style
gothique ogival du XIII ème siècle, elle fut construite entre 1855
et 1888 par l'architecte Reybaud sur les plans de l'abbé Pougnet. Elle
constitue un exemple éloquent de la volonté de synthétiser les caractéristiques
du gothique français : le plan serait "basilical burgondo-lyonnais", le parti
général inspiré de Saint-Bernard de Romans et de Saint-Antoine de Viennois, mais
la nef, le transept et la façade sont explicitement dérivés des cathédrales du
Bassin parisien. Les portes et les vitraux sont remarquables et l'ensemble du
mobilier sacré est de grande qualité. |
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Notre
Dame du Mont Elle occupe
l'emplacement d'un sanctuaire très ancien, qui fut lieu de pèlerinage des Marseillais
avant d'être supplanté au cours des 17ème -18ème siècles par Notre-Dame-de-la-Garde.
L'actuel édifice date pour l'essentiel
de la Restauration, avec adjonction de vastes chapelles vers 1840 (Sacré-Coeur
par F. Reybaud) et 1890 (Perpétuel Secours). Façade néoclassique en ciment avec
bas-relief en lave polychrome de 1898. L'église vaut surtout par l'intérêt de
ses tableaux. | |
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Église
Saint Joseph La façade,
de cette église de plan basilical, fut achevée en 1861, sur les dessins de P.
Coste, par Ferrié, architecte de la ville. De style néoclassique, elle se caractérise
par un parti mural qui traduit les divisions intérieures, animé d'un portique
d'ordre corinthien peu saillant à cause de l'étroitesse de la rue; volumes simples
soulignés par deux frontons triangulaires superposés. |
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Synagogue
Cette synagogue est l'une des
plus remarquables construites en France sous le second Empire. Oeuvre de Salomon
Nathan, elle a été inaugurée le 22 septembre 1864.
Si pour l'intérieur, l'artiste s'est inspiré des plus belles productions
de l'architecture arabe et byzantine, en revanche l'architecte semble avoir surtout
réinterprété dans la façade avec éclectisme et talent les ressources de l'art
roman, peut-être pour rappeler l'importante communauté juive qu'avait connue Marseille
au Moyen Age. |
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Église
Saint Ferréol dite des AugustinsElle
date de la fin du XV ème siècle,
et fut construite sur les vestiges d'une église plus ancienne qui appartenait
aux "Templiers". En 1804, elle fut amputée de 2 travées
et dotée peu après en 1874 d'une façade en ciment. |
(visite
extérieure possible sur demande) |
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Église du Sacré Coeur
L'église du Sacré-Coeur a été commencée en 1920
sur des plans très ambitieux et un programme complexe, puisque l'édifice devait
à la fois commémorer la peste de 1720 dont on fêtait le bicentenaire, servir de
mémorial de la guerre 1914-1918 et doter enfin Marseille d'un grand sanctuaire
rappelant l'importance capitale de la consécration au Sacré-Coeur. Cette
oeuvre associe une influence romano-byzantine discrète à une inspiration éclectique.
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Église dite des Chartreux
La très vaste église de la chartreuse
de Marseille a été élevée entre 1680 et 1702. Sans dôme initialement prévu et
sans statuaire de la façade, jugés trop somptuaires, l'édifice n'en est pas moins
la plus belle réalisation religieuse du 17ème siècle marseillais avec la chapelle
de la Charité. Elle se caractérise donc par sa grande sobriété, significative
de la sévérité de l'ordre des Chartreux. Toutefois, les bas-côtés ont un décor
baroque qui contraste avec l'austérité de la façade et de la nef. |
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Église arménienne du Prado
L'église arménienne, édifiée par A. Tahtadjyan
en 1931, est un édifice tout à fait remarquable, à la fois sanctuaire et mémorial
culturel, où les formes et le décor de l'art roman arménien se combinent à la
représentation en bas relief sur le clocher-porche des principaux monuments d'Arménie
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Eglise Saint Michel
L'église Saint-Michel fut réalisée à partir de
1849 sur un ambitieux parti gothique mais restée inachevée et dépourvue des tours,
de la sculpture d'ornement et de la statuaire initialement prévues sur la façade.
Les vitraux d'E. Thibaud constituent son principal intérêt.
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Temple protestant
La rue Grignan renferme le temple protestant,
seule œuvre religieuse importante réalisée à Marseille par M. Penchaud (1822-1825)
: façade néo-classique très sobre avec péristyle dorique.
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Église des dominicains
Considérée comme un des chefs-d'œuvre du 19ème
siècle, l'église des Dominicains de Marseille est une des réalisations les plus
caractéristiques de l'architecte lyonnais, Pierre Bossan, auteur de Notre-Dame-de-Fourvière.
Dédié au Très Saint Rosaire, l'édifice manifeste
la volonté des Dominicains, réinstallés à Marseille, de reprendre la direction
spirituelle de cette dévotion mariale très populaire dans la ville, où elle s'était
maintenue dans l'église de leur ancien couvent, Saint-Cannat,
devenue paroissiale. Site
web : www.marseille.dominicains.com |
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Église
Orthodoxe
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Église Sainte-Eusébie
Construite de 1855 à 1858 dans le " style byzantin
" qui est alors le plus actuel, cette église à coupole est la plus somptueuse
de celles qui furent élevées hors de la ville : en 1858, elle a coûté près de
cent mille francs-or. On remarque le charme de la façade qui s'élève au fond d'une
petite place, la science du plan et le soin de son décor sculpté. |
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Église Saint-Cassien
La petite église Saint-Cassien
fut édifiée dans le dernier tiers du 19ème siècle dans un style néo-roman très
soigné. Le décor multiplie les références aux sarcophages de l'abbaye de Saint-Victor,
considérée traditionnellement comme fondée par jean Cassien.
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Église des bernardines
En 1740, les moniales cisterciennes réformées,
dites "bernardines", établies à Marseille depuis 1637, décident de quitter leur
monastère de Rive-Neuve, entouré d'entrepôts et de savonneries, et en font construire
un nouveau hors la porte Noailles. Ce
superbe monastère fait preuve d'une sobriété toute cistercienne. L'intérieur
est très marqué, comme l'ensemble des bâtiments, par la recherche d'une austérité
grandiose. Transformée aujourd'hui
en lycée, l'église ne se visite pas. |
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Église Saint Louis
Avec son immense coupole hémisphérique
et ses pointes saillantes aux allures de minarets, l'édifice affiche sans
complexe ses influences orientales, entretenant malicieusement une certaine confusion.
Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques
et construit en 1936 et 1939, cet ouvrage est l'un des 100 édifice religieux
français construit en béton. De
l'église originale construite au temps du roi Saint Louis, il ne reste
qu'une piéta, visible à droited e l'autel. C'est à l'abbé
Pourtal que l'on doit la conception de l'édifice actuel; lequel en confie
la réalisation à l'architecte Jean-Louis Sourdeau. Des souscription
mais aussi le patronat local vont en assumer le financement. La
tour-clocher est surmontée de l'ange Gabriel. "Un choix éminemment
symbolique, surtout aujourd'hui, dans ce quartier de Marseille. L'ange Gabriel,
c'est lui qui a dicté le Coran, qui a fait l'annonce à Marie et
qui, chez les juifs, fait l'annonce de la part de Dieu". A
l'interieur, les fresques géantes du calandrier de la Joc qui encadrent
le maître d'autel, sont des représentations magistrales d'un art
religieux ouvrier qui ne peut laisser indifférent. |
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Église Saint Joseph du cabot
De la route offre on a une jolie vue de la chapelle
Saint-Joseph-du-Cabot, perchée sur un piton rocheux d'où l'on aperçoit Notre-Dame-de-la-Garde.
Ce monument gracieux a été élevé en
1876, en remplacement d'un premier sanctuaire, qui avait fait naître un pèlerinage
actif. P.-M. Bérengier pourrait y avoir réalisé en dimension réduite le projet
de basilique gothique qu'il avait avancé pour Notre-Dame-de-la-Garde, auquel le
conseil de fabrique préféra à une voix de majorité celui d'Espérandieu.
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