Entre Marseille
et Toulon, les villages de Cassis et Bandol sont deux petits coins de paradis
pour les touristes à la recherche des plaisirs de la mer.
Pour
notre plus grand plaisir, des vignerons y produisent des vins blancs et rosés
et des vins rouges qui accompagnent parfaitement la cuisine provençale
: poissons, crustacés et bien sûr, la bouillabaisse.
Parcourir
ces caves, c'est donc le moyen de découvrir un aspect de la gastronomie
provençale, de rencontrer des vignerons passionnés mais également,
une façon originale de visiter ces deux villages au charme unique.
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CASSIS
Blotti
nonchalamment au pied de la plus haute falaise de France, Cassis ressemble à un
décor de théâtre que l'on découvre du balcon. Il faudra franchir les cols de la
Gineste depuis Marseille pour pouvoir accéder à la belle endormie.
Fait
rare en Provence, où la majorité des vins sont des rosés,
le vignoble de Cassis a depuis toujours un penchant pour le blanc. Vocation qui
représente aujourd'hui les trois-quarts de la production. Contrairement
à une idée reçue, la vigne n'est pas orientée plein sud, domaine réservé des calanques.
Planté exclusivement sur la commune de Cassis, le vignoble s'étale sur les coteaux
aux sols calcaires, convenant parfaitement à la culture du vin blanc. Terroir
à blanc, donc, à la typicité plus que marquée, Cassis obtint l'AOC dès 1936. Une
des toutes premières de France !
Marsanne,
clairette, ugni blanc et un soupçon de sauvignon apportent aux blancs de Cassis
fraîcheur, rondeur, vivacité et une finale finement iodée très caractéristique.
Fruité et persistant en bouche, avec des notes de "romarin, de bruyère et de myrte";
écrivait Frédéric Mistral qui ne connaissait pas grand chose au vin, le Cassis,
avec ses arômes d'agrumes, de mangue et de fleurs blanches s'associe parfaitement
à la cuisine méditerranéenne, aux poissons à chair grasse comme le loup ou la
rascasse, aux crustacés et plus particulièrement aux oursins, les vrais, ceux
de Méditerranée, plus petits et plus parfumés que leurs cousins de l'Atlantique.
Pour les puristes souhaitant approfondir les saveurs d'un même terroir, c'est
avec le chevrotin, fromage de chèvre exclusivement cassidain, qu'il se marie le
mieux !
Au
pied du Cap Canaille, le vignoble de Cassis s'étale jusqu'à la mer
BANDOL,
la star provençale.
Imaginez
un amphithéatre formé de montagnes boisées d'où culmine
à 1147 m la massif de la Sainte-Baume. Le paysage est rude, le site est
saisissant, le vignoble de Bandol jouit d'un microclimat exceptionnel. À ses pieds,
la Méditerranée le protège des écarts de température. Sur les hauteurs, les collines
parsemées de pinèdes et de forêts de chênes font barrage au vent du nord.
Les
meilleures terres se trouvant à flanc de coteau, les vignerons y ont bâti de gigantesques
restanques de pierres sèches. Ces chantiers de titans, entrepris par des générations
de "murailleurs" pour éviter l'érosion des sols, ont façonné le paysage.
Capricieux,
le mourvèdre a trouvé à Bandol son terroir de prédilection : trois mille heures
d'ensoleillement annuel offert à ce cépage à maturation lente et
difficile, dont les sarments se dressent fièrement vers le ciel. Confidentiel
dans d'autres vignobles français où il mûrit généralement très mal, il apporte
aux vins rouges de Bandol harmonie, élégance et une formidable aptitude au vieillissement,
due à son pouvoir antioxydant.
Associé
au grenache et au cinsault, offrant respectivement vigueur et finesse, le mourvèdre
passe 18 mois dans des foudres de chêne, séjour indispensable pour adoucir son
tempérament tannique et impétueux. II faudra ensuite l'attendre cinq à six ans
pour qu'il révèle pleinement sa constitution élégante au nez de sous-bois et son
caractère noble aux arômes de fruits noirs, de pivoine, d'épices, de truffe et
de cannelle.
Les
côteaux de Bandol : les vignobles de la Cadière d'Azur et du Beausset